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  • Obligations du Trésor : Votre guide ultime sur les titres gouvernementaux

    Obligations du Trésor : Votre guide ultime sur les titres gouvernementaux

    Les titres du Trésor sont garantis par la pleine foi et le crédit du gouvernement émetteur, ce qui en fait l’une des options d’investissement les plus sûres disponibles.


    Les titres du Trésor sont des instruments de dette émis par les gouvernements pour financer leurs opérations et gérer la dette nationale.

    Dans le contexte des nations africaines, ces titres jouent un rôle crucial dans le développement économique et la gestion budgétaire.

    Plongeons dans l’univers des obligations du Trésor et découvrons pourquoi elles sont considérées comme le refuge ultime pour les investisseurs.

    Le refuge ultime : Pourquoi les obligations du Trésor sont-elles si sûres ?

    Les titres du Trésor sont essentiellement des prêts que les investisseurs accordent au gouvernement. Lorsque vous achetez une obligation du Trésor, vous prêtez de l’argent au gouvernement avec la promesse d’un remboursement avec intérêts.

    Ces titres sont garantis par la pleine foi et le crédit du gouvernement émetteur, ce qui en fait l’une des options d’investissement les plus sûres disponibles.

    La sécurité des obligations du Trésor découle de la capacité du gouvernement à lever des fonds par le biais de la fiscalité et d’autres moyens pour rembourser ses dettes.

    Dans les économies stables, le risque de défaut de paiement sur ces titres est extrêmement faible. Par exemple, dans un pays comme la Côte d’Ivoire, les obligations du Trésor sont considérées comme des investissements hautement sécurisés.

    Caractéristiques clés des titres du Trésor

    Les titres du Trésor présentent plusieurs caractéristiques clés qui les rendent attractifs pour les investisseurs.

    Premièrement, ils offrent des paiements d’intérêts fixes, appelés coupons, qui fournissent un flux de revenus régulier. Ces paiements sont généralement effectués semestriellement.

    Deuxièmement, les obligations du Trésor ont une date d’échéance prédéterminée, allant de quelques mois à plusieurs décennies, selon le type de titre. À l’échéance, l’investisseur reçoit la valeur nominale totale de l’obligation.

    Quels sont les types de titres du Trésor ?

    Il existe différents types de titres du Trésor disponibles pour les investisseurs. Les plus courants sont les Bons du Trésor (T-bills), les Notes du Trésor et les Obligations du Trésor.

    Les Bons du Trésor ont les périodes de maturité les plus courtes, généralement inférieures à un an. Ils sont vendus avec une décote et ne versent pas d’intérêts, le rendement de l’investisseur provenant de la différence entre le prix d’achat et la valeur nominale à l’échéance.

    Les Notes du Trésor ont des maturités intermédiaires, généralement comprises entre deux et dix ans. Elles versent des intérêts semestriels et remboursent le principal à l’échéance.

    Les Obligations du Trésor, quant à elles, sont des titres à long terme avec des maturités de 20 ou 30 ans. Ces obligations versent également des intérêts semestriels et remboursent le principal à l’échéance.

    Aussi à lire : Pourquoi les investisseurs s’intéressent aux Bons du Trésor sénégalais

    Dans certains pays africains, comme le Kenya et le Nigeria, le gouvernement émet également des obligations d’infrastructure.

    Il s’agit de types spécifiques d’obligations du Trésor utilisées pour financer des projets d’infrastructure tels que les routes, les systèmes d’eau et les installations énergétiques. Elles offrent aux investisseurs l’opportunité de contribuer directement au développement national tout en générant des rendements.

    Risque et rendement : Que peut-on attendre des obligations du Trésor ?

    Bien que les obligations du Trésor soient considérées comme des investissements à faible risque, elles ne sont pas totalement exemptes de risques. Le principal risque associé à ces titres est le risque de taux d’intérêt.

    Lorsque les taux d’intérêt augmentent, la valeur des obligations existantes à des taux inférieurs diminue. Cependant, si vous conservez l’obligation jusqu’à l’échéance, vous continuerez de recevoir les paiements d’intérêts promis et la valeur nominale totale, quelles que soient les fluctuations du marché.

    Le risque d’inflation est un autre facteur à prendre en compte. Si le taux d’inflation dépasse le taux d’intérêt de l’obligation, la valeur réelle de votre investissement diminue au fil du temps.

    Certains pays, comme l’Afrique du Sud, offrent des obligations indexées sur l’inflation pour atténuer ce risque. Ces obligations ajustent leur valeur nominale en fonction des variations de l’indice des prix à la consommation, protégeant ainsi les investisseurs contre l’inflation.

    La récompense pour investir dans des obligations du Trésor vient sous la forme de paiements d’intérêts réguliers et de la sécurité de votre principal. Bien que les rendements puissent être inférieurs par rapport à des investissements plus risqués comme les actions, les obligations du Trésor offrent stabilité et prévisibilité, ce qui peut être crucial pour les investisseurs conservateurs ou ceux proches de la retraite.

    Traitement fiscal et avantages des obligations du Trésor

    Le traitement fiscal des titres du Trésor peut varier selon les pays.

    Dans de nombreuses nations africaines, les intérêts gagnés sur les titres gouvernementaux sont soumis à une retenue à la source. Cependant, certains pays offrent des incitations fiscales pour encourager l’investissement dans ces titres. Par exemple, au Kenya, les intérêts gagnés sur les obligations d’infrastructure sont exonérés d’impôt, ce qui les rend particulièrement attractifs pour les investisseurs.

    L’un des principaux avantages des obligations du Trésor est leur liquidité. Il existe généralement un marché secondaire robuste pour ces titres, ce qui signifie que les investisseurs peuvent vendre leurs obligations avant leur échéance s’ils ont besoin d’accéder à leurs fonds. Cette liquidité, combinée à leur faible risque, fait des obligations du Trésor un élément essentiel de nombreux portefeuilles d’investissement.

    Les titres du Trésor sont-ils faits pour vous ?

    Qui achète des titres du Trésor ? La réponse est diverse.

    Les investisseurs individuels, les fonds de pension, les compagnies d’assurance et les gouvernements étrangers investissent tous dans des obligations du Trésor.

    Pour les investisseurs individuels dans les pays africains, ces titres offrent un moyen d’épargner pour des objectifs à long terme tout en soutenant le développement national. Les investisseurs institutionnels utilisent souvent les obligations du Trésor pour équilibrer leurs portefeuilles et répondre aux exigences réglementaires.

    Les investisseurs étrangers jouent également un rôle important sur de nombreux marchés obligataires africains. Par exemple, les obligations gouvernementales du Nigeria attirent les investisseurs internationaux à la recherche de rendements plus élevés par rapport aux obligations des économies développées. Cet investissement étranger peut apporter des capitaux très nécessaires dans le pays, bien qu’il expose également le marché à une volatilité potentielle si les investisseurs étrangers se retirent soudainement.

    Comment acheter des titres du Trésor

    Comment pouvez-vous acheter des titres du Trésor ? Dans de nombreux pays africains, le processus a été simplifié grâce à l’utilisation de plateformes numériques.

    Par exemple, en Côte d’Ivoire et dans d’autres économies ouest-africaines francophones, les investisseurs peuvent utiliser l’application Daba pour acheter des titres gouvernementaux directement depuis leur smartphone.

    Pour acheter des titres du Trésor via ces plateformes, vous devez généralement créer un compte, vérifier votre identité et lier un moyen de paiement. Vous pouvez ensuite parcourir les titres disponibles et effectuer des achats directs.

    Les obligations du Trésor dans votre stratégie d’investissement

    Les obligations du Trésor représentent un pilier des stratégies d’investissement personnel et de la gestion économique nationale. Elles offrent une combinaison unique de sécurité, de revenus stables et de liquidité qui les rend attrayantes pour un large éventail d’investisseurs. Pour les investisseurs africains, ces titres offrent non seulement une option d’investissement stable, mais aussi une opportunité de contribuer au développement national.

    Bien que les rendements puissent ne pas être aussi élevés que certains investissements plus risqués, la stabilité et la sécurité offertes par les obligations du Trésor en font un élément essentiel d’un portefeuille d’investissement bien équilibré.

    Alors que les plateformes numériques rendent ces titres plus accessibles aux investisseurs individuels, de plus en plus de personnes à travers l’Afrique ont l’opportunité de bénéficier de ces investissements garantis par le gouvernement.

    Que vous soyez un investisseur conservateur à la recherche d’un endroit sûr pour placer votre argent ou que vous cherchiez simplement à diversifier votre portefeuille, les obligations du Trésor méritent une sérieuse considération dans votre stratégie d’investissement globale et votre portefeuille.

  • Treasury Bonds: Your Ultimate Guide to Govt Securities

    Treasury Bonds: Your Ultimate Guide to Govt Securities

    Treasury securities are backed by the full faith and credit of the issuing government, making them one of the safest investment options available.


    Treasury securities are debt instruments issued by governments to finance their operations and manage national debt.

    In the context of African nations, these securities play a crucial role in economic development and fiscal management.

    Let’s delve into the world of treasury bonds and explore why they’re considered the ultimate safe haven for investors.

    The Ultimate Safe Haven: Why Treasury Bonds Are So Secure

    Treasury securities are essentially loans that investors make to the government. When you purchase a treasury bond, you’re lending money to the government with the promise of repayment with interest.

    These securities are backed by the full faith and credit of the issuing government, making them one of the safest investment options available.

    The safety of treasury bonds stems from the government’s ability to raise funds through taxation and other means to repay its debts.

    In stable economies, the risk of default on these securities is extremely low. For instance, in a country like Ivory Coast, treasury bonds are considered highly secure investments.

    Key Features of Treasury Securities

    Treasury securities come with several key characteristics that make them attractive to investors.

    First, they offer fixed interest payments, known as coupons, which provide a steady income stream. These payments are typically made semi-annually.

    Second, treasury bonds have a predetermined maturity date, ranging from a few months to several decades, depending on the type of security. At maturity, the investor receives the full face value of the bond.

    What are the Types of Treasury Securities?

    There are different types of treasury securities available to investors. The most common are Treasury Bills (T-bills), Treasury Notes, and Treasury Bonds.

    T-bills have the shortest maturity periods, usually less than one year. They are sold at a discount and pay no interest, with the investor’s return coming from the difference between the purchase price and the face value at maturity.

    Treasury Notes have intermediate-term maturities, typically ranging from two to ten years. They pay interest semi-annually and return the principal at maturity.

    Treasury Bonds, on the other hand, are long-term securities with maturities of 20 or 30 years. These bonds also pay interest semi-annually and return the principal at maturity.

    Also Read: Why Investors Are Excited About Senegalese T-Bond

    In some African countries, such as Kenya and Nigeria, the government also issues infrastructure bonds.

    These are specific types of treasury bonds used to fund infrastructure projects like roads, water systems, and energy facilities. They offer an opportunity for investors to contribute directly to national development while earning returns.

    Risk and Reward: What to Expect from Treasury Bonds

    While treasury bonds are considered low-risk investments, they are not entirely risk-free. The primary risk associated with these securities is interest rate risk.

    When interest rates rise, the value of existing bonds with lower rates decreases. However, if you hold the bond to maturity, you’ll still receive the promised interest payments and the full face value, regardless of market fluctuations.

    Inflation risk is another factor to consider. If the inflation rate exceeds the interest rate on the bond, the real value of your investment decreases over time.

    Some countries, like South Africa, offer inflation-linked bonds to mitigate this risk. These bonds adjust their principal value based on changes in the consumer price index, protecting investors from inflation.

    The reward for investing in treasury bonds comes in the form of regular interest payments and the security of your principal. While the returns may be lower compared to riskier investments like stocks, treasury bonds provide stability and predictability, which can be crucial for conservative investors or those nearing retirement.

    Tax Treatment and Advantages of Treasury Bonds

    Tax treatment of treasury securities can vary by country.

    In many African nations, interest earned on government securities is subject to withholding tax. However, some countries offer tax incentives to encourage investment in these securities. For example, in Kenya, interest earned on infrastructure bonds is tax-exempt, making them particularly attractive to investors.

    One of the main advantages of treasury bonds is their liquidity. There’s usually a robust secondary market for these securities, meaning investors can sell their bonds before maturity if they need to access their funds. This liquidity, combined with their low-risk nature, makes treasury bonds an essential component of many investment portfolios.

    Are Treasury Securities Right For You?

    Who buys treasury securities? The answer is diverse.

    Individual investors, pension funds, insurance companies, and foreign governments all invest in treasury bonds.

    For individual investors in African countries, these securities offer a way to save for long-term goals while supporting national development. Institutional investors often use treasury bonds to balance their portfolios and meet regulatory requirements.

    Foreign investors also play a significant role in many African bond markets. For instance, Nigeria’s government bonds attract international investors looking for higher yields compared to bonds from developed economies. This foreign investment can bring much-needed capital into the country, although it also exposes the market to potential volatility if foreign investors suddenly withdraw.

    How to Buy Treasury Securities

    How can you buy treasury securities? In many African countries, the process has been simplified through the use of digital platforms.

    For example, in Ivory Coast and other francophone West African economies, investors can use the Daba application to purchase government securities directly from their smartphones.

    To buy treasury securities through these platforms, you typically need to create an account, verify your identity, and link a payment method. You can then browse available securities and make direct purchases.

    Treasury Bonds in Your Investment Strategy

    Treasury bonds represent a cornerstone of both personal investment strategies and national economic management. They offer a unique combination of safety, steady income, and liquidity that makes them attractive to a wide range of investors. For African investors, these securities not only provide a stable investment option but also an opportunity to contribute to national development.

    While the returns may not be as high as some riskier investments, the stability and security offered by treasury bonds make them an essential part of a well-balanced investment portfolio.

    As digital platforms make these securities more accessible to individual investors, more people across Africa have the opportunity to benefit from these government-backed investments.

    Whether you’re a conservative investor looking for a safe place to park your money, or you’re simply looking to diversify your portfolio, treasury bonds deserve serious consideration in your overall investment strategy and portfolio.

  • Where the Senegalese Startup Ecosystem Is and Should Be Going

    Where the Senegalese Startup Ecosystem Is and Should Be Going

    Contributed by Carine Vavasseur, CEO of Ignite.E via Realistic Optimist.


    A growth path

    Considered a model of democratic stability in turbulent West Africa, Senegal has recently witnessed the emergence of its own startup ecosystem. Ambitious economic growth objectives, crystalized by the 2012 “Senegal Emergent” plan, led to digital infrastructure improvements, legislative reforms, and collaborations with foreign savoir-faire (StartupBootcamp Afritech, AfricArena, Open Startup Tunisia, La Startup Station, Draper University…). 

    Following continuous efforts by the Senegalese private sector, the past 5 years have seen the Senegalese government become a driving force behind the ecosystem’s development. This is unlike some of its neighbors such as the Ivory Coast, where the ecosystem evolved more organically. Those governmental efforts are encapsulated in the creation of dedicated agencies such as La Der, where I previously worked, as well as previous existing agencies like ADEPME. 

    While still young, the ecosystem’s flourishing is concrete. Local champions such as Paps and Chargel have raised significant rounds and are scaling fast. Others like Logidoo, Taaral, or Compact are on their way to significant impact. 

    Seminal fintech startup Wave, American-funded but African-nurtured and raised, has chosen Senegal as its initial market. 

    As the ecosystem seeks to elevate and attract foreign investment, deciphering a couple of its specificities is useful. 

    How VCs should approach Senegal 

    VCs won’t drastically modify their approach just to invest in Senegal. Not only is the market too small to justify such granularity, but the size of the Senegalese market means any VC investment will have to be pan-African anyway. 

    That being said, VCs should be cognizant of the different approach to adopt when investing in African startups as a whole. Copy-pasting the investment methodology used for American or European markets is mistaken. Investing in the continent’s startups implies certain subtleties. 

    The context in which African startups operate is often complex: human/financial resources are rare, and the most pertinent problems to be solved are often at the “bottom of the pyramid”. This implies a tacit impact component, as customers served possess a drastically lower buying power than in California, for example.

    When navigating the Senegalese ecosystem, VCs should not hesitate to collaborate. Given the ecosystem’s youth, much of the market data is “declarative” rather than scientifically factual. Trust thus plays a primordial role, and VCs should work together to determine what can be trusted and what can’t. 

    Since truly VC-backable Senegalese companies are still few, VCs should join forces with the actors propping up and birthing such companies. In Senegal, venture studios such as Haskè Ventures have internalized the creation of promising startups and VCs would lose out by not engaging with them. 

    A great example is the LionsTech Invest initiative, a local and international investors community and platform that acts as a three-way bridge between investors, startups, and entrepreneur support organizations. Many opportunities and deals happen there. 

    Source: Sendemo, African Startup Ecosystem Discovery Report (download report here)

    Foreign vs local investors 

    Both foreign and local investors have a role to play in the ecosystem. 

    Local investors are crucial because they have inherent local expertise that founders can benefit from. Additionally, engaging local investors quasi-guarantees that the proceeds from any potential exit will get pumped back into Senegal, in one way or another. 

    That being said, local investors’ coffers are limited and startups will need to raise internationally if they wish to significantly scale. Data shows that the Senegalese startups that have reached the next level have relied on foreign capital to do so. 

    Implementing the right legislation and incentives to facilitate foreign investment is therefore paramount to the ecosystem’s future development. This also shows the need for supporting and growing business angel networks, another crucial piece of the puzzle. 

    A healthy mix of both foreign and local investors constitutes standard best practice for most performant ecosystems around the world. 

    A political risk? 

    In what is otherwise considered a model of African democracy, the run-up to Senegal’s upcoming election has been eventful, to say the least. This has worried some of the ecosystem’s partners and financiers. They fear that a radical change in government would hurt an ecosystem that is so-called “government-dependent”. 

    While the government has played an essential role in the ecosystem’s development, I don’t think dependence is the right word. At its inception, the ecosystem was mainly driven by private actors. At that time, around 8 years ago, I was in CTIC Dakar’s management team, francophone West Africa’s first startup hub established in 2011 on a public-private partnership. 

    Most of the ecosystem-building efforts were, at that time, led by CTIC and players such as Jokkolabs, the OPTIC (under ICT companies’ patronage), individual IT companies, telcos (mainly Sonatel then Tigo), some private companies mainly through their CSR, international NGOs and aid organizations such as GIZ, as well as a few state agencies. 

    The government’s strong intervention to bolster Senegal’s entrepreneurship ecosystem commenced 5 years ago with DER’s creation. That governmental intervention has been a success and has decidedly elevated the ecosystem to a new stage of maturity.

    That gained maturity is precisely why the ecosystem isn’t government-dependent, as some say. Excellent private initiatives have blossomed, and many learning-filled mistakes have been made along the way. Synergies have been tremendously reinforced and have shown concrete results. Even if there is always a need for more collaborations, some of the main interdependencies that needed to be established now exist. They are to be maintained and strengthened. 

    The government has played its role as a catalyst for better joint impact by not occupying a monopolistic position and making sure that all the players can come together through various initiatives. This has naturally positioned it as a trusted third party. 

    The future challenge resides in continuing that positive dynamic, regardless of the new or maintained government in power. The Senegalese state will naturally continue to play a major role, in getting regulation and infrastructure up to speed primarily. It will be the ecosystem’s responsibility to continue nudging it in that ecosystem-building direction. 

    Haskè Ventures

    International aid’s presence 

    International aid organizations have been omnipresent in Senegal’s ecosystem, just as they have in many other African ecosystems. Their presence requires a deep reflection on how the initiatives they finance remain in the ecosystem’s best interest. 

    There needs to be a clarification of the financed projects’ nomenclature. Today, many Senegalese incubators have aid money as part of their funding mix. However, this has led to incubators mixing startups and SMEs, the latter more in line with aid organizations’ KPIs. Mixing both can cause serious challenges. 

    Tech startups and SMEs are structurally different and do not require the same financing, benefit from the same mentors, or hold the same scaling ambition. It would be more effective to create programs tailored uniquely to startups, providing them with startup-relevant guidance. 

    Doing so will require a diversification of these programs’ funding sources, to include more local actors, private investors, and even founders themselves. Successful founders in particular would be the most apt to craft startup-relevant programs. 

    To sum it all up, while international aid’s presence has been fundamental, it is time to deeply rethink the programs the ecosystem is building for its startups, in their subject matters, their participants, as well as their sources of financing. Supporting this shift is one of our objectives at Ignite.E. 

    Conclusion 

    The Senegalese startup ecosystem has come a long way, carried by exceptional private actors and a voluntarist and increasingly implicated government. Much remains to be done by both parties, and it will be up to the first to hold the second up to account regardless of the election results. 

    VCs investigating Senegal should first determine an adequate, pan-African investment thesis and participate directly or indirectly in building their pipeline of investable startups. To thrive in Senegal and find the best founders, they shouldn’t hesitate to collaborate and engage extensively with the organizations (venture studios, accelerators) fomenting those rockstar companies. 

    The ecosystem should rethink what programs are truly useful to Senegalese startup founders, and how various funding sources impact the direction these programs take. More

    importantly, each ESO should have a clear and strong vision for itself and the ecosystem, with a plan to achieve it and meaningful KPIs to monitor its impact.


    This article was written for and exclusively published in the Realistic Optimist, a paid publication making sense of the recently globalized startup scene.

    About the Author

    Carine Vavasseur is a leading force behind the Senegalese startup ecosystem. She was an ecosystem builder for La Der, Senegal’s President’s initiative aimed at fostering the country’s entrepreneurship and startup scene. 

    She is now the CEO of Ignite.E, an ecosystem builder within Haskè group (advisory firm and venture studio) with a mandate to build African startup successes through entrepreneurship support organizations’ empowerment.

    She is also a 2023 Mandela Washington Fellow.

  • Les 9 principales tendances qui ont façonné la BRVM en 2023

    Les 9 principales tendances qui ont façonné la BRVM en 2023

    L’une des principales questions que se posent souvent les investisseurs souhaitant diversifier leur portefeuille est : “Où investir en Afrique ?” Les actions africaines offrent certaines des opportunités les plus prometteuses pour les investisseurs particuliers et institutionnels.

    Dans ce blog, nous explorons certaines des tendances marquantes sur la bourse l’année dernière et pourquoi les investisseurs intéressés par l’Afrique devraient se tourner vers la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la bourse régionale desservant huit pays d’Afrique de l’Ouest francophones.

    Qu’est-ce que la BRVM ?

    La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) sert de bourse régionale pour les États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).

    Il s’agit notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

    Malgré des défis tels que l’inflation et les tensions politiques, la BRVM a fait preuve de résilience en 2023, avec son indice composite affichant une croissance constante.

    1. BOA, Sonatel, Orange en tête

    L’année dernière, 21 actions ont connu des périodes prospères, enregistrant des gains en capital notables, tandis que 23 actions ont connu un déclin, avec 2 maintenant la stabilité.

    Les secteurs de la finance et des services publics ont notamment contribué à l’orientation positive du marché boursier de la BRVM, enregistrant des gains de 14,45 % et 8,64 % respectivement.

    Notamment, des actions au sein de ces secteurs, telles que Sonatel et Orange Côte d’Ivoire, ont joué un rôle crucial dans cette performance. BOA CI s’est révélé être le meilleur performer, affichant un gain impressionnant de 86,35 %, alimenté par les opportunités dans le secteur bancaire ivoirien.

    L’indice composite de la BRVM, l’indicateur de performance global, a connu une croissance initiale modeste à 203,22 points (+0,46 %). Cependant, il a conclu l’année avec une augmentation notable de 5,38 %, atteignant 214,15 points, marquant ainsi sa troisième année consécutive de croissance.

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    2. Augmentation de la distribution de dividendes

    Malgré les défis de 2022 et les directives prudentes de la BCEAO concernant la distribution de dividendes des banques, les sociétés cotées à la BRVM ont considérablement augmenté la rémunération des actionnaires en 2023. Les dividendes distribués aux investisseurs ont augmenté de 25,82%, totalisant 647,8 milliards de FCFA.

    Des entreprises telles que Sonatel, Orange CI, Société Générale CI, Ecobank CI et Société Ivoirienne de Banque se sont démarquées en distribuant des sommes substantielles à leurs actionnaires.

    3. Brandon McCain acquiert des actions dans BICICI

    Brandon McCain Capital, dirigé par Ahmed Cissé, a acquis une participation de 19,11% dans BICICI auprès du groupe SUNU bancassurance. Cette transaction, évaluée à 22,12 milliards de FCFA, marque un changement significatif dans la structure de l’actionnariat de BICICI.

    4. Vista Group négocie le rachat d’actions d’Oragroup

    Le Vista Group a engagé des discussions pour le rachat des actions d’Oragroup détenues par ECP. Cet accord, avec un consortium dirigé par Emerging Capital Partners, vise à faire de Vista le principal actionnaire d’Oragroup, détenant plus de 61% des actions.

    Cependant, des divergences de valorisation entre ECP et le groupe de Simon Tiemtoré posent des défis à l’achèvement de l’accord.

    5. La BRVM dépasse la barre des 8 000 milliards de FCFA

    Un jalon important atteint par la BRVM en 2023 a été son franchissement historique de la barre des 8 000 milliards de FCFA en capitalisation boursière. Cette occasion mémorable a eu lieu le 12 septembre 2023, propulsée par des sommets notables dans les actions de Société Générale CI et Orange CI, au milieu d’augmentations généralisées.

    Par la suite, le 20 septembre 2023, la BRVM est devenue le cinquième marché le plus important en Afrique, avec une capitalisation boursière de 12,861 milliards de dollars, dépassant celle de la bourse de Nairobi de 9,77 milliards de dollars.

    La cotation d’Orange Côte d’Ivoire à la fin de 2022 a largement contribué à cette réalisation, représentant environ 20% de la capitalisation boursière totale.

    Malgré une baisse du volume global des transactions de 45,8% par rapport à 2022, la valeur des transactions a augmenté de 41,2%, atteignant 246 milliards de FCFA en 2023, reflétant une évolution positive du marché.

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    Daba Finance Invest Africa BRVM hits major milestone

    6. Acquisition du groupe Crédit d’Afrique par Alios Finance

    Le 12 décembre, Tunisie Leasing et Factoring a annoncé son accord avec le groupe Crédit d’Afrique, dirigé par l’entrepreneur à succès Serge BILE, pour l’acquisition de ses filiales.

    Cette acquisition comprend des participations majoritaires dans les filiales d’Alios Finance en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Gabon. Alors que la filiale ivoirienne était confrontée à des défis financiers, cette vente pourrait potentiellement découler des performances financières des filiales.

    Safca, contrôlée à 52,02% par Alios Finance, a connu une augmentation significative de 47,16% de sa valeur boursière à la BRVM à la fin de l’année.

    7. Records historiques pour Ecobank CI, Société Générale CI et SIB

    En 2023, certaines actions ont atteint leurs prix les plus élevés depuis leur introduction à la BRVM. Notamment, Ecobank CI, Nestlé CI, Orange CI, Société Générale CI et SIB ont atteint des jalons significatifs dans leur évolution de prix.

    Ces développements, tout en reflétant un sentiment de marché positif, peuvent avoir un impact sur les bénéfices, les dividendes et les actifs nets. Les attentes élevées des investisseurs pourraient entraîner une augmentation des ratios cours/bénéfices et une baisse de la rentabilité moyenne, affectant l’attrait des actions en fonction du rendement des dividendes.

    8. Meilleurs rendements offerts lors des publications

    Avec la publication des états financiers pour 2022 au cours de 2023, plusieurs entreprises se sont distinguées par le niveau de rémunération des actionnaires qu’elles ont offert. BOA BF a mené le classement avec un rendement de dividende notable de 11,09%, suivi par Palmci à 11,05%.

    Nestlé CI, BOA CI et SOGB ont complété le top 5 avec des rendements respectifs de 10,79%, 10,40% et 10,30%. Cet indicateur, avec un rendement moyen en dividendes de plus de 10%, a contribué à renforcer la confiance des investisseurs dans le marché boursier.

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    9. Les concessions de Sonatel

    Malgré sa domination de longue date, Sonatel s’est retrouvé déplacé en tant que géant de la capitalisation boursière à la BRVM, cédant la première place à son homologue ivoirien, Orange CI.

    L’introduction en bourse réussie d’Orange Côte d’Ivoire, la plus importante jamais réalisée sur le marché de la BRVM, a suscité l’excitation du marché, propulsant sa valeur boursière de près de 15% en seulement deux séances.

    Cependant, la consolidation post-introduction en bourse a permis à Sonatel de récupérer sa position, partageant désormais la domination du marché avec Orange CI, commandant collectivement plus de 42% de la capitalisation boursière globale.

    Investir dans des actions africaines, en particulier via des plateformes comme la BRVM, offre aux investisseurs une porte d’entrée vers des opportunités diverses et prometteuses.

    En comprenant les tendances du marché, les développements stratégiques et la performance sectorielle, les investisseurs peuvent prendre des décisions éclairées sur où et comment investir dans les marchés boursiers dynamiques de l’Afrique, débloquant ainsi le potentiel de croissance du continent et contribuant au succès des investissements à long terme.

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    XOF 1 = USD 0.0016 as of February 18, 2024.

    Divulgation : Cet article a été publié à l’origine sur Sika Finance et régénéré avec l’IA.

  • Top 9 Trends That Shaped The BRVM In 2023

    Top 9 Trends That Shaped The BRVM In 2023

    One of the key questions investors looking to diversify their portfolios often ask is, “Where to invest in Africa?” African stocks offer some of the most promising opportunities for retail and institutional investors.

    In this blog, we explore some of the standout trends on the bourse last year and why investors interested in Africa should look to the Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), the regional stock exchange serving eight francophone West African countries.

    What is the BRVM?

    The Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) serves as the regional stock exchange for the West African Economic and Monetary Union (WAEMU) member states. 

    These include Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea-Bissau, Mali, Niger, Senegal, and Togo. 

    Despite facing challenges like inflation and political tensions, the BRVM demonstrated resilience in 2023, with its composite index showing consistent growth.

    1. BOA, Sonatel, Orange Lead The Pack

    Last year, 21 stocks experienced prosperous periods, witnessing notable capital gains, while 23 stocks ended in decline, with 2 maintaining stability. 

    The finance and public services sectors notably contributed to the positive direction of the BRVM stock market, recording gains of 14.45% and 8.64%, respectively. 

    Notably, stocks within these sectors, such as Sonatel and Orange Côte d’Ivoire, played a pivotal role in this performance. BOA CI emerged as the top performer, boasting an impressive 86.35% gain, fueled by opportunities within the Ivorian banking sector.

    The BRVM Composite, the comprehensive performance indicator, exhibited a modest initial growth to 203.22 points (+0.46%). However, it concluded the year with a notable surge of 5.38%, reaching 214.15 points, marking its third consecutive year of growth.

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    2. Increased Dividend Distribution

    Despite challenges in 2022 and cautious directives from the BCEAO regarding dividend distributions from banks, BRVM-listed companies significantly increased shareholder remuneration in 2023. Dividends distributed to investors rose by 25.82%, totaling 647.8 billion FCFA. 

    Companies such as Sonatel, Orange CI, Société Générale CI, Ecobank CI, and Société Ivoirienne de Banque stood out by distributing substantial sums to their shareholders.

    3. Brandon McCain Acquires Shares in BICICI

    Brandon McCain Capital, led by Ahmed Cissé, acquired a 19.11% stake in BICICI from the SUNU bancassurance group. This transaction, valued at 22.12 billion FCFA, marks a significant change in BICICI’s shareholding structure.

    4. Vista Group Negotiates Oragroup Share Repurchase

    The Vista Group engaged in discussions for the repurchase of ECP’s shares in Oragroup. This agreement, with a consortium led by Emerging Capital Partners, aims to make Vista the majority shareholder of Oragroup, holding over 61% of shares. 

    However, valuation discrepancies between ECP and Simon Tiemtoré’s group pose challenges to the deal’s completion.

    5. BRVM Surpasses 8 Trillion FCFA Mark

    A significant milestone achieved by the BRVM in 2023 was its historic crossing of the 8,000 billion FCFA mark in market capitalization. This momentous occasion occurred on September 12, 2023, propelled by notable peaks in Société Générale CI and Orange CI stocks amid widespread increases. 

    Subsequently, on September 20, 2023, the BRVM ascended to become the fifth-largest market in Africa, boasting a market capitalization of 12.861 billion dollars, surpassing the Nairobi stock exchange’s capitalization of 9.77 billion dollars. 

    The listing of Orange Côte d’Ivoire at the end of 2022 significantly contributed to this achievement, accounting for around 20% of the overall market capitalization. 

    Despite a decline in overall volume transacted by 45.8% compared to 2022, the value of transactions increased by 41.2%, reaching 246 billion FCFA in 2023, reflecting positive market evolution.

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    Daba Finance Invest Africa BRVM hits major milestone

    6. Credit d’Afrique Group’s Acquisition of Alios Finance

    On December 12, Tunisie Leasing et Factoring announced its agreement with Credit d’Afrique Group, led by successful entrepreneur Serge BILE, for the acquisition of its subsidiaries. 

    This acquisition includes majority shares in Alios Finance subsidiaries in Ivory Coast, Cameroon, and Gabon. While the Ivorian subsidiary faced financial challenges, this sale potentially stemmed from the subsidiaries’ financial performance. 

    Safca, controlled at 52.02% by Alios Finance, experienced a significant increase of 47.16% in its stock value at BRVM by the year’s end.

    7. Historic Highs for Ecobank CI, Société Générale CI, and SIB

    2023 saw certain stocks reaching their highest prices since their introduction to the BRVM. Notably, Ecobank CI, Nestlé CI, Orange CI, Société Générale CI, and SIB achieved significant milestones in their price evolution. 

    These developments, while reflecting positive market sentiment, may impact profits, dividends, and net assets. Investors’ high expectations could lead to increased price-earnings ratios and a decline in average profitability, affecting stocks’ attractiveness based on dividend yield.

    8. Highest Returns Offered During Publications

    With the release of financial statements for 2022 during 2023, several companies stood out for the level of shareholder remuneration they offered. BOA BF led the rankings with a notable dividend yield of 11.09%, followed by Palmci at 11.05%. 

    Nestlé CI, BOA CI, and SOGB rounded out the top 5 with respective returns of 10.79%, 10.40%, and 10.30%. This indicator, with an average dividend yield of more than 10%, contributed to reinforcing investors’ confidence in the stock market.

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    9. Sonatel’s Concessions

    Despite its long-standing dominance, Sonatel found itself displaced as the market capitalization giant at BRVM, ceding the top position to its Ivorian counterpart, Orange CI. 

    Orange Côte d’Ivoire’s successful IPO, the largest ever conducted on the BRVM market, triggered market excitement, propelling its stock value by around 15% in just two sessions. 

    However, post-IPO consolidation allowed Sonatel to reclaim its position, now sharing the market dominance with Orange CI, collectively commanding over 42% of the overall market capitalization.

    Why You Should Invest In Stocks On West Africa’s BRVM

    Investing in African stocks, particularly through platforms like the BRVM, offers investors a gateway to diverse and promising opportunities. 

    By understanding market trends, strategic developments, and sectoral performance, investors can make informed decisions on where and how to invest in Africa’s thriving stock markets, unlocking the continent’s growth potential and contributing to long-term investment success.

    Daba’s cutting-edge investment platform provides investors with a seamless and effective way to discover, trade, and monitor investments on the BRVM. Get the Daba application now to start building your BRVM portfolio today.

    XOF 1 = USD 0.0016 as of February 18, 2024.

    Disclosure: This article was originally published on Sika Finance and regenerated with AI.

  • BRVM : La porte d’entrée du potentiel de l’Afrique de l’Ouest

    BRVM : La porte d’entrée du potentiel de l’Afrique de l’Ouest

    Avec des fondamentaux solides et une stabilité monétaire liée à l’euro, l’Afrique de l’Ouest francophone offre des perspectives d’investissement viables. La BRVM sert de portail par lequel les investisseurs peuvent tirer parti de ces opportunités.

    En 2018, le PDG de la BRVM, le Dr Edoh Kossi Amenounve, a rencontré des investisseurs à Londres, transmettant un message optimiste : les économies de l’UEMOA avaient enregistré une croissance moyenne du PIB de 6 % par an au cours des cinq dernières années.

    Cette expansion robuste s’est poursuivie, avec une croissance moyenne dépassant les 5 % chaque année, sauf en 2020, lorsque la COVID-19 a freiné les économies mondiales.

    Ces économies sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, et en 2024, cinq d’entre elles figurent parmi les dix économies à la croissance la plus rapide au monde, selon les projections du FMI.

    Avec cette croissance, l’Afrique de l’Ouest francophone offre certaines des meilleures perspectives d’investissement sur le continent.

    Et la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) sert de portail par lequel les investisseurs peuvent tirer parti de ces opportunités.

    Née d’une vision commune

    Une bourse unifiée transfrontalière desservant les huit pays de l’UEMOA, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières SA (BRVM) a été fondée en 1998 grâce à une vision commune des États membres.

    Basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, elle sert de bourse commune pour les 140 millions d’habitants de la région.

    La bourse a été créée pour exploiter les forces collectives des économies de la région.

    Elle opère en franc CFA, la monnaie commune à tous les États membres francophones de l’Afrique, indexée sur l’euro et supervisée par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Cela offre une stabilité et une prévisibilité des changes aux investisseurs.

    L’UEMOA partage également un régulateur financier commun, harmonisant la surveillance à travers les frontières.

    Près de trois décennies de croissance

    Avec seulement 35 inscriptions au départ, la BRVM s’est rapidement étendue au cours des 26 dernières années.

    La BRVM a été la bourse la plus performante d’Afrique en 2015, enregistrant une augmentation de 17,7 % de son indice composite de référence.

    Cela a contribué à cimenter son statut de l’une des principales bourses d’Afrique, se joignant aux rangs des bourses de pays tels que le Nigeria, le Maroc et le Kenya.

    Après quelques années plus calmes, elle a enregistré un rebond significatif en 2021, avec une appréciation de 39,2 % – la deuxième plus élevée en Afrique.

    En décembre 2022, Orange Côte d’Ivoire, le plus grand opérateur mobile de la Côte d’Ivoire, a été introduit en bourse via une IPO sursouscrite qui a levé un record de 236 millions de dollars sur la bourse.

    L’action a jusqu’à présent généré un rendement de 46,77 % (en tenant compte de ses dividendes généreux) depuis cette introduction historique, ajoutant 2,5 milliards de dollars à la capitalisation boursière de 12 milliards de dollars, répartie entre 46 sociétés cotées.

    Ces sociétés comprennent le leader des télécommunications Sonatel, le fournisseur d’électricité CIE, la banque panafricaine Ecobank, et des géants bancaires tels que la Société Générale, la Bank of Africa et Oragroup. Des multinationales telles que Nestlé et TotalEnergies sont également cotées.

    Au-delà de la stabilité et de l’ampleur, la BRVM offre également des rendements attractifs en dividendes, avec une moyenne de 6 à 8 % – dépassant largement les rendements habituels dans la plupart des marchés développés.

    La capitalisation boursière totale de la bourse a plus que doublé entre 2019 et fin 2022, passant de 9 billions de francs CFA à plus de 13 billions de francs CFA (environ 23 milliards de dollars).

    À la fin de 2023, elle comptait 123 lignes obligataires, 46 sociétés cotées, dont des entreprises majeures comme Sonatel, Onatel et la Société Générale Côte d’Ivoire, devenant l’une des plus grandes bourses d’Afrique en termes de capitalisation boursière.

    En septembre, la composante actions du marché a dépassé les 8 billions de francs CFA de capitalisation boursière pour la première fois, reflétant l’accélération de l’expansion économique en Afrique de l’Ouest.

    Jusqu’à huit des actions de la bourse ont enregistré des gains à deux chiffres l’année dernière.

    Parallèlement à cette croissance, la bourse a innové pour élargir son attrait.

    Elle a introduit des cotations d’obligations islamiques conformes à la charia (sukuk) en 2016, et un an plus tard, elle a lancé un nouveau conseil pour améliorer l’accès au financement des PME.

    L’accès au financement reste un obstacle majeur pour les entrepreneurs et les petites entreprises à travers l’Afrique.

    Cette initiative vise à mettre en relation des petites entreprises prometteuses avec un capital à long terme nécessaire, que les investisseurs peuvent acquérir via la BRVM.

    Avec des voies plus faciles pour lever des fonds propres, des PME dynamiques dans des pays tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso peuvent se développer et stimuler la croissance économique.

    Stabilité en période de turbulence monétaire

    Un avantage majeur de la BRVM est son utilisation du franc CFA indexé sur l’euro.

    Cela offre une stabilité monétaire inégalée sur un continent souvent agité du point de vue de la politique monétaire.

    Les investisseurs peuvent être assurés que leurs rendements ne seront pas érodés par des fluctuations soudaines des taux de change ou une inflation élevée.

    En revanche, les actions négociées sur des bourses nationales telles que le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Ghana présentent un risque de change significatif.

    Par exemple, l’indice All-Share de la Bourse nigériane a enregistré un rendement de 45,9 % en 2023, son plus élevé jamais enregistré.

    Cependant, une dévaluation de 55 % du naira nigérian par rapport au dollar américain a signifié que la bourse a affiché un rendement négatif de 29,34 % pour les investisseurs étrangers.

    Le lien avec l’euro de la BRVM réduit un tel risque pour les investisseurs étrangers.

    Les entreprises cotées à la BRVM bénéficient également de réglementations standardisées et d’une infrastructure commerciale commune dans toute la région.

    De plus, une gouvernance stricte et une surveillance par le régulateur régional AMF UMOA (Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine) renforcent la protection des investisseurs.

    Le régulateur a récemment suspendu la cotation d’une entreprise cotée, EVIOSYS Packaging SIEM, pour non-conformité aux règles de cotation, soulignant son engagement envers la transparence et la conformité.

    Des défis de liquidité persistent

    Malgré ses forces, la BRVM fait face à quelques défis persistants.

    La liquidité reste relativement faible par rapport aux bourses plus importantes.

    Le marché est dominé par quelques grandes entreprises ivoiriennes telles que Sonatel et Ecobank, et les volumes de transactions sont faibles pour d’autres inscriptions.

    De plus, 35 entreprises, soit 76 %, cotées à la bourse sont ivoiriennes.

    Attirer davantage de cotations, en particulier de PME et d’autres pays de l’UEMOA en dehors de la Côte d’Ivoire, et diversifier sa base d’investisseurs contribueront à accroître la liquidité.

    Néanmoins, la BRVM reste le symbole d’une intégration économique régionale réussie en Afrique.

    Elle est l’une des deux seules bourses unifiées à l’échelle régionale sur le continent, aux côtés de la BVMAC partagée par six États d’Afrique centrale francophones.

    Intégration avec l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest

    La BRVM est un modèle pionnier d’intégration financière et économique régionale en Afrique.

    En regroupant leurs marchés au sein d’une seule bourse transfrontalière, les huit pays de l’UEMOA ont créé une plateforme beaucoup plus efficace pour la collecte de fonds et les investissements par rapport aux bourses nationales fragmentées.

    En tant que première et seule bourse régionale entièrement intégrée au monde, la BRVM offre aux plus petits pays membres tels que le Bénin, la Guinée-Bissau et le Niger un accès au capital et à l’échelle qu’ils auraient du mal à atteindre seuls.

    Elle harmonise également la réglementation et l’infrastructure du marché à travers les frontières.

    Compte tenu de cette promesse, la bourse travaille maintenant à capitaliser sur son succès grâce à une intégration plus étroite des marchés de l’Afrique de l’Ouest.

    Elle collabore avec les bourses du Nigeria et du Ghana sur des plans d’intégration visant à développer une plateforme de trading unifiée.

    Cela pourrait considérablement élargir les opportunités pour les investisseurs et les entreprises.

    Et avec des plateformes d’investissement comme Daba offrant un accès sans précédent à la bourse via une application mobile, de nouveaux investisseurs peuvent facilement exploiter les offres de la BRVM et participer aux opportunités de croissance des entreprises africaines cotées.

    Avec une croissance économique solide prévue dans toute l’Afrique de l’Ouest, la BRVM offre une destination d’investissement passionnante.

    Mais la bourse est plus qu’une simple opportunité d’investissement – elle est un pionnier de l’intégration régionale et un modèle pour le développement des marchés de capitaux en Afrique.

    Ses forces en matière d’intégration, de stabilité monétaire, de gouvernance et d’innovations constantes en font un modèle pour les bourses à travers l’Afrique et une option attrayante pour les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux marchés frontières.

    En tant qu’initiative régionale exceptionnelle en Afrique, la BRVM offre une porte d’entrée au potentiel massif de l’Afrique de l’Ouest francophone pour les investisseurs en quête de nouveaux horizons.

    Cet article a été initialement publié dans Pulse54, la lettre d’information bimensuelle de Daba qui explore ce qui est ancien et nouveau dans le paysage des investissements en Afrique. Inscrivez-vous ici.

  • BRVM: The Gateway To West Africa’s Potential

    BRVM: The Gateway To West Africa’s Potential

    With strong fundamentals and currency stability tied to the Euro, francophone West Africa provides viable investment prospects. The BRVM serves as the portal through which investors can capitalize.

    Back in 2018, BRVM CEO Dr. Edoh Kossi Amenounve met with investors in London conveying an optimistic message: WAEMU economies had averaged 6% GDP growth annually over the prior half-decade. 

    This robust expansion has continued, with average growth above 5% each year except in 2020 when COVID-19 stalled global economies. 

    These economies are Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea-Bissau, Mali, Niger, Senegal, and Togo, and in 2024, five of them feature among the world’s ten fastest-growing economies projected by the IMF.

    With this growth, francophone West Africa offers some of the best investment prospects on the continent.

    And the BRVM stock exchange serves as the portal through which investors can capitalize.

    Born From a Shared Vision

    A unified cross-border stock exchange serving all eight WAEMU countries, the Bourse Régionale des Valeurs Mobilières SA (BRVM) was founded in 1998 through a shared vision of the member states. 

    Headquartered in Abidjan, Ivory Coast, it serves as the common stock exchange for the 140 million people of the region. 

    The exchange was created to harness the collective strengths of the region’s economies. 

    It operates on the CFA Franc, the common currency for all francophone African member states pegged to the Euro, overseen by the Central Bank of West African States. 

    This offers foreign exchange stability and predictability to investors.

    The WAEMU also shares a common financial regulator, harmonizing oversight across borders.

    Nearly three decades of growth

    Starting with just 35 listings, the BRVM has expanded rapidly over the past 26 years. 

    The BRVM was Africa’s top-performing stock exchange in 2015, notching up a 17.7% increase in its benchmark composite index. 

    This helped cement its status as one of Africa’s leading exchanges, joining the ranks of bourses in countries like Nigeria, Morocco, and Kenya. 

    After a few slower years, it saw a strong rebound in 2021, appreciating 39.2% – the second highest in Africa.

    In December 2022, Orange Côte d’Ivoire—Ivory Coast’s largest mobile operator—was listed on the BRVM via an oversubscribed IPO that raised a record $236 million on the exchange.

    The stock has so far returned 46.77% (taking its juicy dividends into account) since the landmark listing, which added $2.5bn to the exchange’s $12bn equity market cap, spread across 46 listed companies.

    These include telecom leader Sonatel, electricity provider CIE, pan-African lender Ecobank, and banking giants like Société Générale, Bank of Africa, and Oragroup. Multinationals like Nestlé and TotalEnergies are also listed.

    Beyond stability and scale, the BRVM also offers attractive dividend yields averaging 6-8%—far outpacing typical yields in most developed markets. 

    The exchange saw its overall market capitalization more than double between 2019 and the end of 2022, from 9 trillion CFA francs to over 13 trillion CFA francs (equivalent to about $23 billion).

    By the end of 2023, it had 123 bond lines, 46 listed companies—including major firms like Sonatel, Onatel, and Société Generale Côte d’Ivoire—and had become one of the largest stock exchanges in Africa based on market cap.

    In September, the equities component of the market crossed 8 trillion CFA francs in market capitalization for the first time, reflecting the acceleration of West Africa’s economic expansion.

    Up to eight of the stocks on the exchange posted double-digit share price gains last year.

    Alongside this growth, the exchange has innovated to broaden its appeal. 

    It introduced sharia-compliant Islamic bond (sukuk) listings in 2016 and a year later, it launched a new board to improve SME financing access.

    Access to funding remains a major hurdle for entrepreneurs and small businesses across Africa. 

    This initiative aims to connect promising smaller companies with much-needed long-term capital from investors who can purchase stakes via the BRVM. 

    With easier paths to raise equity financing, dynamic SMEs across countries like Côte d’Ivoire, Senegal, and Burkina Faso can expand and drive economic growth.

    Stability amid currency turbulence

    A major advantage of the BRVM is its use of the euro-pegged CFA franc. 

    This provides unmatched currency stability in an often turbulent continent for monetary policy. 

    Investors can be reassured their returns will not be eroded by sudden exchange rate swings or high inflation.

    By contrast, equities traded on national exchanges like Nigeria, South Africa, and Ghana carry significant currency risk. 

    For instance, the Nigerian Exchange’s All-Share Index returned 45.9% in 2023, its highest ever on record. 

    But a 55% devaluation of the Nigerian naira against the US dollar meant the stock market returned a negative 29.34% to foreign investors.

    The BRVM’s euro peg slashes such risk for offshore investors.

    Companies listed on the BRVM also benefit from standardized regulations and trading infrastructure across the region. 

    In addition, strict governance and oversight by regional regulator AMF UMOA (Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine) enhance investor protections. 

    The regulator recently suspended trading of a listed firm, EVIOSYS Packaging SIEM, for non-compliance with listing rules – underscoring its commitment to transparency and compliance.

    Liquidity challenges linger

    Despite its strengths, the BRVM faces some lingering challenges. 

    Liquidity remains relatively low compared to larger exchanges. 

    The market is dominated by a few large Ivorian companies like Sonatel and Ecobank, and trading volumes are thin for other listings. 

    More so, 35 or 76% of companies listed on the bourse are Ivorian. 

    Attracting more listings, especially from SMEs and more WAEMU countries apart from Cote d’Ivoire, and diversifying its investor base will aid liquidity.

    Nonetheless, the BRVM remains a symbol of successful regional economic integration in Africa. 

    It is one of only two unified, region-wide stock exchanges on the continent, alongside the BVMAC shared by six francophone Central African states. 

    Integrating with the wider West Africa

    The BRVM is a pioneering model of regional financial and economic integration in Africa. 

    By pooling their markets into a single cross-border exchange, the eight WAEMU countries have created a far more efficient platform for fundraising and investment compared to fragmented national exchanges.

    As the first and only fully integrated regional stock exchange in the world, the BRVM offers smaller member countries like Benin, Guinea-Bissau, and Niger access to capital and scale they would struggle to achieve on their own. 

    It also harmonizes regulation and market infrastructure across borders.

    Given this promise, the exchange is now working to build on its success through closer West Africa market integration. 

    It is collaborating with exchanges in Nigeria and Ghana on integration plans to develop a unified trading platform. 

    This could significantly expand opportunities for investors and businesses.

    And with investment platforms like Daba providing unprecedented retail access to the exchange through a mobile app, new investors can easily tap into the BRVM’s offerings and participate in the growth opportunities of public African companies.

    With strong economic growth projected across West Africa, the BRVM offers an exciting investment destination. 

    But the exchange is more than just an investment opportunity – it is a pioneer of regional integration and a model for capital market development across Africa.

    Its integration strengths, currency stability, governance, and steady innovations make it a model for exchanges across Africa and an attractive option for international investors seeking new frontier markets. 

    As one of Africa’s standout regional initiatives, the BRVM provides a gateway into francophone West Africa’s massive potential for investors seeking new frontiers.

    This article was first published in Pulse54, Daba’s bi-monthly newsletter that dives into what’s old and new in Africa’s investment landscape. Sign up here

  • Pourquoi les investisseurs sont enthousiastes à propos de l’Obligation du Trésor du Sénégal

    Pourquoi les investisseurs sont enthousiastes à propos de l’Obligation du Trésor du Sénégal

    Le Sénégal s’apprête à émettre une obligation du Trésor de 200 milliards de francs CFA (330 millions de dollars) en trois tranches ce mois-ci, suscitant un intérêt significatif des investisseurs. 

    Avec le pays d’Afrique de l’Ouest affichant l’une des économies à croissance rapide du continent africain, les investisseurs ont de bonnes raisons d’être enthousiastes. 

    Voici cinq facteurs qui alimentent l’enthousiasme des investisseurs pour l’émission de l’obligation :

    1. Qualité de l’émetteur

    Le Sénégal s’est établi comme un modèle de stabilité politique en Afrique de l’Ouest. Le pays a connu des transitions pacifiques du pouvoir depuis son indépendance en 1960. 

    Récemment, le président Macky Sall a annoncé qu’il ne chercherait pas un troisième mandat aux élections de 2024, apaisant les tensions politiques antérieures. 

    Le pays s’est également affirmé comme un participant fréquent et fiable sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). En 2023 seul, le gouvernement sénégalais a réalisé 44 émissions d’obligations sur cette plateforme. 

    Daba Finance Invest Africa Dakar Senegal
    Dakar, Senegal

    Les agences mondiales de notation de crédit Standard & Poor’s et Moody’s ont classé le Sénégal respectivement aux niveaux d’investissement B+ et Ba3, soulignant l’amélioration de la solvabilité du pays. 

    Le FMI prévoit également que le Sénégal, déjà deuxième économie de l’UEMOA, enregistrera le deuxième taux de croissance économique le plus élevé en Afrique cette année et le cinquième au monde.

    2. Flux de revenus réguliers

    Comme la plupart des obligations gouvernementales, l’offre du Sénégal fournira aux investisseurs des paiements d’intérêts réguliers tout au long de la durée de vie de l’obligation, assurant un flux de revenus régulier. 

    La tranche de 5 ans offre un coupon de 6,25 %, la tranche de 7 ans offre 6,45 %, et la tranche de 10 ans offre 6,65 %, offrant aux investisseurs un flux de revenus semi-annuel robuste et stable, assurant des rendements attrayants surtout compte tenu des tendances actuelles des taux mondiaux.

    3. Faible risque de défaut

    Soutenues par un gouvernement souverain, les obligations souveraines comme celles du Sénégal présentent un risque de défaut extrêmement faible par rapport aux titres d’entreprises. 

    Alors que les obligations d’entreprises offrent des rendements attractifs, elles dépendent uniquement de la santé financière de l’entreprise émettrice. Le Sénégal n’a jamais fait défaut sur ses obligations. 

    Les investisseurs peuvent compter sur le gouvernement pour respecter ses paiements d’intérêts promis et le remboursement du principal.

    President Macky Sall

    4. Avantages fiscaux

    Les investisseurs résidents bénéficieront d’une exonération d’impôts sur les paiements d’intérêts et le remboursement du principal. Cette combinaison de rendements attrayants sans imposition rend les obligations sénégalaises attrayantes en tant que proposition de revenus fixes. 

    Pour les investisseurs étrangers, les revenus sont soumis aux régimes fiscaux nationaux applicables.

    5. Liquidité et accessibilité

    Les obligations souveraines ont tendance à être plus activement négociées en raison de volumes d’émission plus importants, assurant une liquidité saine pour les investisseurs. 

    Les obligations peuvent être achetées directement auprès du gouvernement ou via des plateformes d’investissement en ligne telles que Daba

    Elles seront négociées sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) de l’Afrique de l’Ouest francophone, assurant une liquidité pour les investisseurs. 

    Le gouvernement se réserve le droit de racheter des obligations sur le marché ouvert, permettant aux investisseurs de vendre facilement leurs avoirs

    L’obligation sénégalaise sera négociée sur la BRVM, fournissant une liquidité pour les investisseurs.

    Les investisseurs peuvent également acheter facilement des obligations sénégalaises par le biais de courtiers ou de fonds communs de placement sans participer directement aux enchères. La possibilité de retirer relativement facilement des investissements avant l’échéance offre une flexibilité supplémentaire.

    Avec les perspectives de croissance économique solides du Sénégal et son profil de crédit, combinés à la fiabilité et aux avantages d’une obligation souveraine, les investisseurs peuvent s’exposer à l’une des économies phares de l’Afrique tout en obtenant un rendement attractif et sans risque sur leur capital. 

    Pour plus de contenu sur les tendances et opportunités d’investissement, consultez l’application Daba dès aujourd’hui !

  • Why Investors Are Excited About Senegalese T-Bond

    Why Investors Are Excited About Senegalese T-Bond

    Senegal is set to issue a 200 billion CFA francs ($330 million) treasury bond in three tranches, attracting significant investor interest.

    With the West African nation boasting one of Africa’s fastest-growing economies, investors have good reason to be excited.

    Here are five factors driving investor enthusiasm for the bond issuance:

    1. Quality of the Issuer 

    Senegal has established itself as a model of political stability in West Africa. The country has seen peaceful transitions of power since independence in 1960.

    Recently, President Macky Sall announced he would not seek a third term in the 2024 elections, easing earlier political tensions.  

    Also Read: 2024 Outlook – A Year of Elections in Africa

    The country has also established itself as a frequent and reliable participant in the West African Economic and Monetary Union’s (WAEMU) capital market. In 2023 alone, the Senegalese government conducted 44 bond and note issuances on this platform. 

    Dakar, Senegal

    Global credit rating agencies Standard & Poor’s and Moody’s have classified Senegal at investment grade levels B+ and Ba3 respectively, underscoring the country’s improving creditworthiness. 

    The IMF also forecasts Senegal, already WAEMU’s second-largest economy, to record Africa’s second-highest economic growth rate this year and the world’s fifth.

    2. Steady Income Stream

    Like most government bonds, Senegal’s offering will provide investors with regular interest payments over the lifespan of the bond, enabling a steady stream of income.

    The 5-year tranche pays a 6.25% coupon, the 7-year pays 6.45%, and the 10-year pays 6.65%, offering investors a robust and steady semi-annual income stream and ensuring healthy yields especially given current global rate trends.

    3. Low Default Risk  

    Backed by a sovereign government, sovereign bonds like Senegal’s pose extremely little default risk compared to corporate paper. While corporate bonds offer juicy yields, they are only as reliable as the issuing company’s financial health.

    Senegal has never defaulted on its obligations. Investors can count on the government to make good on its promised coupon payments and principal redemption.

    President Macky Sall

    4. Tax Advantages

    Resident investors will enjoy exemption from taxes on interest payments and repayment of principal. This combination of healthy yields absent of taxes renders Senegalese bonds an attractive fixed-income proposition.

    For foreign investors, income is subject to applicable national tax regimes.

    5. Liquidity & Accessibility 

    Sovereign bonds tend to trade more actively owing to higher issuance volumes, ensuring healthy liquidity for investors. 

    The bonds can be bought directly from the government or through online investment platforms such as Daba.

    They will trade on the francophone West Africa regional stock exchange, BRVM, providing liquidity for investors. The government reserves the right to repurchase bonds on the open market. 

    So investors can sell holdings fairly easily.

    The Senegalese bond will trade on the francophone West Africa regional stock exchange, BRVM, providing liquidity for investors.

    Investors can also conveniently purchase Senegalese bonds through brokerages or mutual funds without directly participating in auctions. The ability to relatively easily cash out investments before maturity provides additional flexibility.

    With Senegal’s strong economic growth prospects and credit profile, combined with the reliability and advantages of a sovereign bond, investors can gain exposure to one of Africa’s star economies while earning an attractive risk-free return on their capital

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  • Perspective pour 2024 : Une Année d’Élections en Afrique

    Perspective pour 2024 : Une Année d’Élections en Afrique

    Plus d’un tiers des 50 pays devant organiser des élections cette année se trouvent en Afrique.

    Le président par intérim de l’armée du Burkina Faso, Ibrahim Traoré. Le pays touché par un coup d’État, ainsi que le Mali et le Tchad, devraient voter cette année si les dirigeants de la junte de ces pays restent fidèles à leur parole.

    Cette année sera un record en termes d’élections.

    Au niveau mondial, plus de 2 milliards d’électeurs dans 50 pays se rendront aux urnes, selon le Center for American Progress, un institut de politique américain.

    Les États-Unis, l’Inde et le Mexique font partie des pays qui tiendront des élections nationales en 2024.

    Plus d’un tiers de ces pays, soit plus de 300 millions de personnes, se trouvent en Afrique.

    Les élections les plus attendues en Afrique auront lieu dans l’économie la plus industrialisée du continent et dans une nation majeure d’Afrique de l’Ouest.

    Ces votes, en Afrique du Sud et au Sénégal, font partie des 19 élections prévues en Afrique cette année, représentant également plus d’un tiers du continent.

    La liste inclut également les pays touchés par un coup d’État que sont le Mali, le Tchad et le Burkina Faso, si les dirigeants de la junte de ces pays restent fidèles à leur parole.

    Nous donnons ci-dessous un bref aperçu des pays concernés et des enjeux pour certains d’entre eux.

    1. Sénégal

    Le Sénégal, une nation à l’extrémité ouest de l’Afrique, compte une population de 18 millions de personnes. L’élection présidentielle à venir, prévue pour le 25 février, suscite une attention considérable tant au niveau national qu’international.

    Le président Macky Sall, qui a remporté sa première élection en 2012, s’est adressé à la nation lors de son discours du Nouvel An, soulignant la nécessité d’élections pacifiques après une année turbulente marquée par des violences politiques.

    L’année précédente a été marquée par des manifestations d’opposition ferventes, avec le maire de Ziguinchor, Ousmane Sonko, faisant face à des défis juridiques ayant entraîné son emprisonnement en juillet.

    Malgré les tentatives des autorités de contrecarrer la candidature de Sonko en interdisant une cérémonie de déclaration formelle, lui et ses partisans ont réussi à organiser un événement en ligne sur Facebook le 31 décembre.

    Les observateurs internationaux et les analystes politiques africains expriment des inquiétudes, notant que le Sénégal, autrefois considéré comme un bastion de stabilité en Afrique de l’Ouest, semble naviguer sur un chemin précaire pour son avenir démocratique.

    L’élection présidentielle au Sénégal, prévue pour le 25 février, suscite une attention considérable tant au niveau national qu’international. Crédit image : France24

    2. Mali

    Avec une population de 23,6 millions d’habitants, le Mali se prépare à des élections présidentielles prévues en février. Le pays a connu un coup d’État militaire en 2021, conduisant à la mise en place d’un gouvernement militaire engagé à rendre le pouvoir aux civils. Cependant, des retards répétés dans la programmation des élections présidentielles ont suscité des interrogations.

    Initialement fixés aux 4 et 18 février, les scrutins ont connu des revers, attribués à des problèmes techniques et à un différend avec Idemia, une entreprise française responsable des passeports biométriques et des bases de données d’état civil. En juin, les électeurs ont approuvé une nouvelle constitution, une condition préalable à la tenue des élections. Néanmoins, des inquiétudes persistent parmi l’opposition et la société civile, craignant l’enracinement potentiel de l’influence militaire à travers la nouvelle constitution.

    3. Afrique du Sud

    Célébrant 30 ans de démocratie, l’Afrique du Sud, avec une population de 60,7 millions d’habitants, se prépare à des élections parlementaires prévues entre mai et août. Les élections de 2024 pourraient marquer un tournant significatif, car le Congrès national africain (ANC), le parti de Nelson Mandela, court le risque de perdre un vote national pour la première fois depuis la fin de l’apartheid.

    Les vulnérabilités de l’ANC comprennent des défis économiques, un chômage élevé, des promesses d’infrastructures non tenues, un creusement des inégalités et des accusations de corruption. Le paysage politique devient plus concurrentiel, signalant un potentiel changement dans la dynamique politique du pays.

    4. Rwanda

    Le Rwanda, avec une population de 14,3 millions d’habitants, devrait organiser des élections présidentielles et parlementaires le 15 juillet. Le président actuel Paul Kagame, au pouvoir depuis trois décennies, cherche à prolonger son mandat.

    La période de campagne électorale s’étend du 22 juin au 12 juillet, mais Kagame, historiquement réélu avec plus de 90% des voix, fait face à une concurrence minimale. Le chef du Parti vert, Frank Habineza, est le seul adversaire connu à ce jour.

    Président Paul Kagame du Rwanda. Crédit image: Vanguard News

    5. Tchad

    Avec une population de 18,6 millions d’habitants, le Tchad prévoit une élection présidentielle en octobre. Suite à un récent référendum constitutionnel à la mi-décembre, le leader de la transition, Mahamat Idriss Déby Itno, a nommé Success Masra, un ancien chef de l’opposition, au poste de Premier ministre pour organiser les élections à venir.

    Initialement engagé dans une transition de 18 mois vers des élections, le gouvernement de Déby a prolongé le délai jusqu’en 2024, lui permettant de se présenter à la présidence. Les groupes d’opposition avaient appelé au boycott du référendum, citant des préoccupations concernant l’influence de la junte sur le processus.

    6. Tunisie

    La Tunisie, qui compte 12,5 millions d’habitants, devrait organiser des élections présidentielles en octobre

    Le président actuel Kais Saied, élu en 2021, a accru ses pouvoirs et est candidat à la réélection. Les élections locales en janvier, y compris la sélection d’un nouveau Conseil régional créé récemment, serviront de test pour l’opposition, qui revendique une marginalisation par le régime.

    Bien que Saied soit prévu pour remporter la victoire, une crise économique croissante, marquée par l’inflation et le chômage, constitue un défi important pour sa campagne en vue d’un éventuel second mandat.

    7. Ghana

    Le Ghana, avec une population de 34,4 millions d’habitants, se prépare à des élections présidentielles et parlementaires le 7 décembre.

    Le président sortant Nana Akufo-Addo, arrivant au terme de deux mandats, se retire, et le Parti patriotique national au pouvoir vise un troisième mandat consécutif sans précédent.

    Le vice-président Mahamudu Bawumia a obtenu la nomination présidentielle du parti au pouvoir, préparant la scène pour une confrontation avec le candidat du Congrès démocratique national de l’opposition, l’ancien président John Dramani Mahama.

    Les défis économiques, dont une dette substantielle, exacerbent l’incertitude entourant les élections au Ghana.

    Au Ghana, le président sortant Nana Akufo-Addo, arrivant au terme de deux mandats, se retire, alors que les défis économiques, dont une dette substantielle, exacerbent l’incertitude entourant les élections. Crédit image : Vatican News

    8. Algérie

    L’Algérie, avec une population de 46 millions d’habitants, prévoit des élections présidentielles en décembre. Abdelmadjid Tebboune, au pouvoir depuis quatre ans, a succédé à Abdelaziz Bouteflika, destitué en avril 2019 suite à des manifestations contre sa candidature à un cinquième mandat. Le vote de 2019, lié à Bouteflika, a fait l’objet de boycotts généralisés.

    Le mouvement du Hirak, instrumental dans la destitution de Bouteflika, a diminué depuis la période de la COVID-19. Malgré cela, l’Algérie affiche un taux de croissance de 4,2%, d’importantes réserves de change et d’impressionnantes exportations non pétrolières, contrecarrant la tendance plus large en Afrique.

    9. Comores

    Avec une population de 860 000 habitants, les Comores se préparent à des élections présidentielles le 14 janvier.

    10. Togo

    En anticipant des élections parlementaires début 2024, le Togo, avec une population de 9,2 millions d’habitants, est sur le point de vivre une transition politique.

    11. Mauritanie

    La Mauritanie, qui compte 4,9 millions d’habitants, devrait organiser des élections présidentielles le 22 juin. Le processus électoral jouera un rôle crucial dans la formation du paysage politique du pays.

    Les élections togolaises devraient avoir lieu début 2024. Crédit image : EWN

    12. Mozambique

    Le Mozambique, avec une population de 34,4 millions d’habitants, est programmé pour les élections présidentielles et de l’Assemblée de la République le 9 octobre. Les résultats électoraux influenceront la gouvernance et l’orientation politique de la nation.

    13. Botswana

    Le Botswana, avec une population de 2,7 millions d’habitants, prévoit des élections parlementaires en octobre. Le paysage politique de cette nation stable d’Afrique australe est en attente de changements potentiels.

    14. Soudan du Sud

    Le Soudan du Sud, qui compte 11,2 millions d’habitants, prévoit des élections présidentielles et parlementaires en décembre. Les élections surviennent dans un contexte de défis, dont les troubles économiques et l’impact plus large de la pandémie mondiale et de la guerre Russie-Ukraine.

    15. Madagascar

    Madagascar, avec une population de 30,7 millions d’habitants, se prépare à des élections parlementaires prévues en mai. La dynamique politique de cette île de l’océan Indien sera scrutée pendant ce processus électoral.

    Une personne tient une pancarte avec une photo du capitaine Ibrahim Traoré lors d’un rassemblement de partisans de la junte du Burkina Faso pour marquer le premier anniversaire du coup d’État ayant porté Traoré au pouvoir à Ouagadougou, au Burkina Faso. Crédit image : REUTERS/Yempabou Ouoba

    Dates à annoncer :

    16. Burkina Faso

    Avec une population de 22 millions d’habitants, le Burkina Faso est sous la domination d’une junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré depuis 2022. La junte promet un retour à la démocratie avec des élections présidentielles provisoirement prévues pour juillet 2024. Cependant, l’augmentation des attaques djihadistes peut remettre en question le calendrier, suscitant des incertitudes quant aux élections.

    17. Maurice

    Maurice, avec une population de 1,3 million d’habitants, se prépare à des élections parlementaires. Le paysage politique de cette île de l’océan Indien devrait connaître des changements à travers ce processus électoral.

    18. Namibie

    La Namibie, avec une population de 2,6 millions d’habitants, prévoit des élections présidentielles et parlementaires. Les résultats électoraux influenceront la gouvernance et les politiques de cette nation d’Afrique australe.

    19. Guinée-Bissau

    Avec une population de 2,2 millions d’habitants, la Guinée-Bissau se prépare à une élection présidentielle. Les développements politiques dans cette nation d’Afrique de l’Ouest seront étroitement surveillés tant sur le plan régional qu’international.

    Malgré l’instabilité politique dans certaines régions de l’Afrique, le continent devrait être la deuxième région à la croissance la plus rapide en 2024, après l’Asie, selon l’Unité de renseignement économique de The Economist.

    De plus, sept des dix économies connaissant la croissance la plus rapide au niveau mondial cette année, comme prédit par le FMI, se trouvent en Afrique.